Axelle Lemaire donne rendez-vous à la French Tech Rennes - Lemag-numerique.com


« Merci pour votre accueil dans ce lieu extraordinaire ! ». L’enthousiasme d’Axelle Lemaire venait de l’environnement impromptu de sa conférence de presse, à savoir la soucoupe du futur bâtiment totem de la French Tech Rennes : le Mabilay. Avant cela, la secrétaire d’État chargée du numérique a eu le droit a une visite au pas de charge. Au programme, pas moins de 42 projets dans un show-room aménagé en 48h dans le rez-de-chaussée du bâtiment. Un espace pas encore aménagé, dans lequel il a fallu amener électricité et connexion internet. S’y retrouvaient de nombreuses entreprises de la région comme AMA, CoCourse, PennTic, mais aussi le LabFab de Rennes. A chaque fois, la présentation était agrémentée de démonstrations. La secrétaire d’État a également pu faire son baptême de soudure avec le fameux badge clignotant.

Au préalable, elle avait débuté son périple dans la capitale bretonne par un passage à la Cantine numérique et une rencontre avec différents acteurs du dossier French Tech Rennes. L’objectif même de son déplacement. Axelle Lemaire a alors félicité la capitale bretonne pour sa labellisation, avec l’appui de sa voisine malouine (ainsi que Malestroit et la Gacilly). Au cours de sa visite elle a retenu « la grande diversité de ce que fait l’écosystème », mais surtout sa « dimension d’appropriation des usages ». Elle estime également que l’écosystème « s’est réinventé » avec le « nombre et la diversité des lieux d’accueil de l’entreprise » qu’il s’agisse de structures historiques comme Rennes Atalante ou d’accélérateurs plus récents comme le Booster ou MV Cube.

Un grand évènement avec les Métropoles French Tech en 2015 ?

Axelle Lemaire a ensuite voulu insister sur la « capacité à fédérer » de l’écosystème local, avec la collaboration avec Saint-Malo. Un point sur lequel l’a rejoint Claude Renoult, le Maire de la cité corsaire, qui a déclaré devant les 300 acteurs rassemblés pour l’occasion, que « ce dossier [French Tech] sera le véritable accélérateur des collaborations Rennes/St Malo ». La secrétaire d’État a aussi salué « un écosystème très créateur d’emplois », qui a un objectif ambitieux de 1000 postes supplémentaires par an. Elle a aussi soulevé la reconnaissance de Rennes pour « l’utilisation des données publiques », s’agissant de la 1ère ville à avoir ouvert ses datas. Un projet qui se traduira dans les années à venir par des expérimentations sur la ligne B de Métro, à partir des données brutes.

De son côté, Emmanuel Couet, qui a également pris la parole devant les acteurs de la French Tech, a précisé les contours de l’implantation au Mabilay. Elle se fera finalement « sur 3 plateaux », avec « l’accompagnement de 20 entreprises » en simultané et « 150 évènements par an ». Parmi ces derniers, il a appelé de ses vœux « un grand événement fédérateur des Métropoles French Tech à Rennes », ce qui pourrait inciter Axelle Lemaire à revenir. Mais cette dernière a déjà fixé, non sans humour, les conditions de son retour dans un an : « un toboggan dans un des accélérateurs » locaux (en projet chez 6nergy), « un pupitre connecté » pour éviter les feuilles avec son discours, et une participation aux Trans Musicales. La French Tech Rennes sait donc ce qu’il lui reste à faire…

Retrouvez en ligne l'article d'Anthony Chénais du mag-numerique.com