French Tech. Axelle Lemaire, bonne fée du numérique rennais - OUEST FRANCE


 La secrétaire d'État Axelle Lemaire a découvert au Mabilay des objets innovants issus du « fablab » rennais, ici une imprimante 3 D. Elle est venue lancer le label « French Tech » avec 200 millions à répartir entre neuf métropoles. ©Thomas Bregardis.
La secrétaire d'État Axelle Lemaire a découvert au Mabilay des objets innovants issus du « fablab » rennais, ici une imprimante 3 D. Elle est venue lancer le label « French Tech » avec 200 millions à répartir entre neuf métropoles. ©Thomas Bregardis.

La secrétaire d'État a découvert hier des projets innovants qui feront peut-être les emplois de demain, s'ils trouvent un terreau fertile...

La « French Tech » ça sonne bien et ça peut rapporter gros ! Neuf métropoles, dont Rennes et Nantes, ont obtenu ce label. Il est décerné à des territoires dont « l'écosystème » technologique a été jugé suffisamment solide pour jouer le match international.

Axelle Lemaire, secrétaire d'État en charge du Numérique, est venue, hier, lancer officiellement ce label, à Rennes, entourée d'élus et de chefs d'entreprise rennais... et malouins.

Au programme, la visite de la Cantine numérique, puis direction Le Mabilay, l'ancienne tour soucoupe de France Télécom, transformée en immeuble de bureaux par OTI Promoteur Constructeur (filiale de promotion immobilière du groupe Legendre). Rennes métropole a acheté 1 500 mètres carrés, sur trois étages, pour y installer, courant 2015, la Cantine numérique et créer des espaces de travail partagés pour les porteurs de projet.

La secrétaire d'État a d'ailleurs rencontré ces inventeurs d'objets innovants : une prothèse de main (Bionico), un calculateur de génomes (Inria), des imprimantes 3D... Certains, comme e-Crew vis, sont déjà des entreprises en développement.

« Dans un garage »

D'autres sont encore embryonnaires, comme Bicéphale, une Scop (Société coopérative et participative). Elle a créé une imprimante « que chacun peut fabriquer soi-même » et travaille aussi pour des chercheurs en archéologie. Leeroy Gruel, qui oeuvrait dans les travaux publics, et Philippe Pacotte, ancien architecte, ont tout laissé tomber pour se lancer dans cette aventure. « Pour l'instant, on travaille dans nos appart' et dans un garage... »

Typiquement le genre de « presque start-up » susceptible, si leur projet tient la route, d'être financé par la French Tech. Ce label est doté de plus de 200 millions d'euros, à répartir entre les métropoles retenues. Précision : « Un projet ne sera financé que s'il est complété par de l'investissement privé », a rappelé Axelle Lemaire.

Ces entreprises numériques naissantes font les emplois de demain, dans un pays « où 8 % des entreprises créent 68 % des emplois », rappelle la secrétaire d'État. Elle veut porter la voix de la French Tech dans le monde entier : « La concurrence est internationale, il ne s'agit pas de se la faire ente territoires, mais bien de faire gagner cette équipe de France du numérique. »

Brest et Lannion ?

Reste que d'autres villes, comme Brest ou Lannion, auraient bien aimé obtenir aussi ce label. Dans l'esprit d'Axelle Lemaire, « les métropoles labellisées doivent jouer leur rôle de tête de pont, capable d'irriguer toute la région. Elle ajoute : L'innovation ne se décrète pas dans un bureau à Bercy, c'est à chaque région de construire ses projets. »

Retrouvez en ligne l'article de Laurent LE GOFF du Ouest France